Un pied d’athlète?

Posté par pharmaciedeclavieres le 15 juillet 2008

Des squames entre les orteils sont synonymes, une fois sur deux, de mycose, dite « pied d’athlète » à Trichophyton rubrum. L’autre fois sur deux, c’est une corynébactérie qui colonise le pied, habituellement entre le 3° et 4° orteil, là où la chaleur et l’humidité ambiantes conviennent le mieux. A l’oeil nu, les lésions sont semblables, mais le champignon démange volontiers tandis que la bactérie crée de mauvaises odeurs…

Le premier, qui vit très bien sur les tapis de judo ou dans les salles de gym, est parfaitement contagieux, la seconde se multiplie toute seule. La bactérie résiste mal à un séchage régulier, accéléré par l’application d’alcool. Et, pour éviter les récidives, on assainit l’environnement, chaussures (talc et huiles essentielles) et pieds (vichy). Quant au champignon, on l’exécute en une application avec une crème spécifique (lamisilate monodose 1%) assortie d’une aspersion de poudre type MycoApaisyl dans les chaussures. Si le problème ne re résout pas, un éventuel prélèvement permet d’orienter vers un traitement adapté à la nature du germe.

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Les ampoules

Posté par pharmaciedeclavieres le 7 juillet 2008

Il est préférable de ne pas percer une ampoule, sauf si elle est trop volumineuse. Percez la alors à l’aide d’une aiguille désinfectée, évacuez le liquide et lavez la plaie à l’eau savonneuse, rincez et désinfectez, appliquez un pansement antiampoules.

- l’ampoule n’est pas encore formée:

- les pansements hydocolloïdes: ils peuvent être appliqués comme une « seconde peau » sur la zone à risque.

- les produits lubrifiants: pommade grasse réduisant les frottements

- les pansements en spray: ils délivrent une solution filmogène très utile.

- l’ampoule est formée mais non percée:

                        – les pansements hydocolloïdes peuvent rester en place plusieurs jours et ne doivent être changés que lorsqu’ils commencent à se décoller.

                        – gels de silicone: ils sont plus indiqués si le patient doit faire beaucoup de marche, ils soulagent mieux la douleur.

                        – l’ampoule est percée:

                        – les antiseptiques: à large spectre non alcoolisés

                        – les pansements hydocolloïdes: la cicatrisation est assurée plus rapidement qu’avec des pansements classiques.

                        - le gel de silicone: il ne doit pas être laissé au contact de la peau lésée sur une longue durée, seulement le temps de la pratique de l’activité.

L’évolution est favorable si on supprime le frottement, l’ampoule se dessèche et guérit en une semaine. En cas d’infection, la douleur est permanente, le liquide qui s’écoule est trouble ou purulent. La consultation s’impose.

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Hallux valgus

Posté par pharmaciedeclavieres le 7 juillet 2008

LA DÉFORMATION

La déformation est bien connue : le premier métatarsien est déplacé en varus alors que le gros orteil est couché en valgus en réalisant un angle dont le sommet crée une saillie interne (oignon). La tête métatarsienne ne repose plus sur ses sésamoïdes ce qui la prive de leur force propulsive et surcharge les autres rayons du pied. Le tendon fléchisseur prend la corde de l’arc et pérénnise la déformation

LES CAUSES

Il y a trois causes d’hallux valgus :

  • Prédisposition congénitale. On retrouve dans un tiers des cas une tendance familiale.

  • Prédisposition selon le sexe. Sur 100 cas d’hallux valgus, il y a 95 femmes (par laxité ligamentaire ?).

  • Longueur du premier orteil et son conflit avec la chaussure.

On distingue : les pieds grecs (11%), les pieds carrés (27%) les pieds égyptiens (62%). Plus le premier orteil est long, plus s’exerce l’effet coercitif de la chaussure à talon haut et à bout pointu.

- Les conséquences

L’hallux valgus et ses conséquences représentent 90% de la pathologie de l’avant pied :

  • Au niveau de l’exostose :

    • bursite qui peut se surinfecter avec le risque d’arthrite sous-jacente et de perte de la fonction par arthrodèse.

  • Au niveau des orteils voisins :

    • Coup de vent externe quand ils sont refoulés par le valgus du gros orteil très inesthétique.

    • Griffe avec cor conflictuel avec la chaussure et son risque de surinfection (orteil en marteau).

    • M é t a t a r s a l g i e s du deuxième rayon par hyperappui réactionnel à l’insuffisance du gros orteil, avec durillon d’appui et tiroir dorsoplantaire douloureux conduisant à la luxation.

    • Pied rond antérieur avec insuffisance de tous les rayons et métatarsalgies médianes.

L’évolution:

Elle progresse à mesure que cèdent les articulations d’avant en arrière.

1°stade: il concerne l’interphalangienne et peut commencer très précocément dès l’enfance par une déviation de P1 sur P2 ou clinodactylie. Il est source d’ongles incarnés à répétition par conflit entre les deux premiers orteils.

2°stade: la métatarsophalangienne cède et se crée l’hallux abductus et la saillie exostosique interne. Ce stade se caractérise par l’apparition d’une bursite interne par conflit avec la chaussure.

3°stade: la cunéométatarsienne cède à son tour et apparaît le métatarsus varus. L’évolution se fait par poussées douloureuses successives entrecoupées d’accalmies trompeuses car la déformation continue de s’aggraver. Elle frappe les rayons voisins qui deviennent souvent les motifs de consultation (47%). Il faudra alors expliquer à la patiente que le cor surinfecté de son deuxième orteil en marteau ou que la luxation très douloureuse de sa deuxième métatarso-phalangienne relève du traitement simultané de son hallux valgus et non d’un acte isolé sur le deuxième orteil sous peine de récidive. L’évolution se fait vers une extension des désordres statiques à tout l’avant pied pouvant gêner considérablement le port de chaussures et la marche.

TECHNIQUES MODERNES DU TRAITEMENT

- Interventions abandonnées:

  • L’ opération de K e l l e r qui résèque la base de P1 est très douloureuse. Elle laisse trop souvent un moignon d’orteil ballant et non fonctionnel entraînant une griffe des orteils voisins. Cette intervention est irréversible

  • L’opération de M a c – B r i d e par transfert tendineux est très difficile à régler avec un risque d’hyper correction en varus très mal vécu.

- Interventions modernes:

Ce sont des ostéotomies portant sur le méta-tarsien et la première phalange. Parmi ces interventions, se distingue le  » SCARF » modifié au profit de l’ostéotomie « TRADE » plane oblique de la base métartasienne, qui par un seul trait de coupe assure TRanslation externe Abaissement et DErotation du premier métatarsien.

Cette ostéotomie, mise au point dans notre établissement, donne des résultats extrêmement fiables au prix d’une douleur minime. La TRADE s’adresse à pratiquement tous les cas d’HV quelle que soit l’importance de la déformation. Actuellement, l’association de la T R A D E avec l’ostéotomie de la première phalange donne les résultats les plus constants, même à distance, tout en procurant la reprise fonctionnelle la plus précoce. L’anesthésie est soit générale ou locorégionale.

- Traitement des orteils voisins:

Les atteintes des orteils voisins compliquent l’intervention. Il vaut mieux les prévenir. Les griffes peuvent se traiter par simple ténotomie de l’extenseur mais peuvent aussi nécessiter arthrodèse de l’IPP ou raccourcissement diaphysaire de P1 avec brochage provisoire de 25 jours. La métarsalgie de surcharge est le plus souvent guérie par la cure d’HV, au moins pour le deuxième orteil. En cas de luxation dorsale de P1, il faut souvent brocher l’articulation après réduction et ostéotomie de la tête, ce qui entraîne des risques de raideur. Une semelle post-opératoire est parfois utile après examen podobarométrique.

- Suites opératoires:

Les suites des interventions modernes sont remarquablement simples. La douleur est négligeable et dans tout les cas efficacement combattue. Durée de séjour : 3 à 4 jours seulement. Reprise de l’autonomie précoce : appui talonnier pendant 20 jours sur des chaussures post-opératoires (prise en charge par la SS et délivrées en pharmacie), puis chaussures souples fonction de l’importance de l’oedème constant pendant un minimum de 45 jours mais nettement modéré par nos techniques d’ostéosynthèse modernes. Rééducation au 15 e jour qui récupère l’amplitude articulaire. Arrêt de travail de 45 à 60 jours pour une intervention type. Il faut éviter d’intervenir sur les deux pieds à la fois : on se trouve en effet confronté alors à une impotence qui expose aux complications telle que la phlébite par exemple. En revanche, on peut opérer le deuxième pied une dizaine de jours après, dès que le premier est devenu fonctionnel.

AUTRES PATHOLOGIES PRINCIPALES

L’hallux rigidus:

Il s’agit d’une arthrose enraidissante de la première métatarsophalangienne qui limite surtout l’extension. Des ostéophytes saillent autour de l’articulation et créent un conflit lors du chaussage. Le traitement est très décevant : on peut envisager une ou deux infiltrations de corticoïdes, mais rapidement, il faut faire appel au chirugien. L’arthrolyse avec ablation de la couronne ostéophytique diminue le volume articulaire mais ne récupère pas la mobilité. Nous travaillons à la conception d’une prothèse qui remplacera avantageusement l’arthrodèse actuellement seul recours.

- Syndrome de Morton:

Expression de la souffrance du nerf plantaire interdigital comprimé entre deux têtes métatarsiennes, il se manifeste par une douleur située généralement dans le troisième espace à type de crise aiguë survenant à la marche et obligeant la patiente à se déchausser. La douleur est retrouvée par le praticien à la pression latérale et directe de l’espace concerné. Il réagit souvent favorablement à une série de trois infiltrations et au port de semelles orthopédiques. En cas d’échec il faut recourir à la neurolyse chirurgicale. Le piège est de le confondre avec une instabilité douloureuse de la métatarsophalangienne qui contre-indique toute infiltration. Celles-ci majorent l’instabilité douloureuse et exposent à la luxation.

CONCLUSION

A juste titre, les interventions pratiquées jusqu’aujourd’hui sur l’avant pied ont sérieusement altéré la confiance des patients et des praticiens. L’avènement des techniques d’ostéotomie modernes et l’utilisation d’un matériel de synthèse spécifique et stable a révolutionné le traitement chirurgical des hallux valgus qui est devenu une intervention simple et peu douloureuse. Ainsi est devenu caduc le dogme de l’attentisme. Il ne faut pas attendre le désordre des orteils voisins, beaucoup moins réceptifs au traitement chirurgical, mais intervenir précocement sur la déformation du premier rayon. Le pronostic fontionnel d’un pied n’en sera pas altéré… bien au contraire.

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Douleur plantaire

Posté par pharmaciedeclavieres le 7 juillet 2008

Les métatarsalgies statiques :
Ce terme barbare désigne les douleurs touchant la plante de l’avant-pied sous les articulations entre orteils et métatarsiens. Elles résultent d’un mauvais appui plantaire soit congénital soit acquis.
on peut distinguer :

- Le pied dit égyptien avec un gros orteil court qui associé à une surcharge pondérale et (ou) au port de chaussures trop pointues entraînent la formation de durillons sous les têtes des 2e,3e et 4e métatarsiens
- Les déformations des orteils en griffes ou en marteau favoriseront la survenue de cors et durillons douloureux qui peuvent s’ulcérer, se surinfecter.
- Le pied en triangle de l’hallux valgus

- Un excès d’appui au niveau de la tête du 1er métatarsien avec un gros orteil trop long aboutira à une arthrose métatarso-phalangienne voire à un hallux rigidus.

- Les pieds creux donnent naissance à des durillons touchant toutes les têtes des métatarsiens. Ils peuvent, comme les pieds plats, donner des douleurs du talon.
Le traitement réunira soins de pédicure, des semelles orthopédiques visant à mettre en décharge les points d’appui douloureux, kinéthisithérapie et éventuellement la chirurgie.
L’épine calcanéenne : c’est une calcification des aponévroses sous la plante du pied au niveau du talon, souvent associée à un surpoids. Elle donne des douleurs surtout à la marche

Lors des douleurs plantaires, le coussinet plantaire est tout à fait indiqué.

Il s’agit d’une interface de confort à porter tous les jours dans les chaussures habituelles pour prévenir des douleurs.

Il existe plusieurs tailles selon la pointure.

Une sécheresse cutanée en zone talonnière mérite une application de crème hydratante pour éviter l’apparition de callosités et de crevasses.

En cas de port de chaussures ouvertes, il existe le coussinet d’été.

Les demi-semelles: elles sont transparentes et discrètes. Elles absorbent les chocs et empêchent les pieds de glisser dans les chaussures. Elles contribuent à éviter l’échauffement et la douleur au niveau des coussins plantaires.

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Cors, durillons et callosités

Posté par pharmaciedeclavieres le 7 juillet 2008

Les durillons, cors, callosites, qu’est-ce que c’est?

Les callosités sont des épaississements de la peau au niveau des zones d’appui des plantes 

Les cors sont des épaississements de la peau au niveau des zones de frottements des orteils. 

Les durillons surviennent souvent sur les callosités. Ce sont des zones ponctuelles très dures enchassées dans la peau, formant de véritables clous de kératine dans la plante, souvent très douloureux.

Les cors, les durillons et les callosités sont souvent le résultat d’une anomalie posturale lors de la marche (appui trop important sur l’avant-pied ou sur la partie extérieure de la plante par exemple…) et/ou du port de chaussures mal adaptées à une marche intensive (haut-talons notamment).

Le traitement des cors, callosités et durillons requiert le plus souvent

  • un décapage doux, 

  • l’application de préparations kératolytiques, 

  • le port de pansements médicaux protecteurs et cicatrisants

  • et s’il existe un défaut d’appui lors de la marche ou une anomalie posturale, le port de semelles orthopédiques ou d’orthèses (sortes de petits embouts de mousse permettant de rééquilibrer les positions des orteils notamment) réalisés par un pédicure podologue

Petit bobo mais parfois très douloureux et même invalidant, le durillon est une zone cornée résultant d’un appui ou d’une compression cutanée répétée. Au niveau des pieds le durillon s’appelle un cor, entre deux orteils c’est un « oeil de perdrix ».
Au niveau de la plante du pied, il peut être confondu avec une verrue : si on gratte la corne de cette dernière apparaissent des petits points noirs.
Le cor au pied peut s’infecter surtout chez le diabétique, il faut alors consulter son médecin.

corsurgo.jpg Urgo cors, protecteurLe cor au pied est donc le résultat du port des chaussures (à l’origine, l’homme marchait à pieds nus).
Pour le prévenir, il faut éviter les chaussures trop serrées, un point de compression important (talons hauts), être à l’aise dans ses chaussures sans qu’elles soient pour autant trop grandes et les adapter à d’éventuelles déformations du pied (hallux valgus) ou des orteils (orteils en marteau). Dans ce dernier cas, outre le trou dans la chaussure peu esthétique, la solution peut résider dans la chirurgie.
En cas de cor, mettre le moins possible ses chaussures : à remplacer suivant la situation et les goûts par sandale, babouche, pantoufle ou… pieds nus.
Il existe aussi des petits moyens comme faire 3 ou 4 tours avec une bande élastique de 2 ou 3 cm de large en amont et en aval du cor.
Sinon en cas de cor de la plante du pied : raboter la couche cornée (il existe des râpes prévues à cet usage) et modifier les points d’appui par une semelle orthopédique faite sur mesure.
En cas de cor de la face dorsale des orteils, raboter et appliquer un produit décapant la couche cornée, il en existe des tout prêts mais on peut demander au pharmacien une préparation telle que la suivante :

Acide salicylique: 3g
Acide lactique: 3g
Collodion, qsp: 30g A appliquer le soir (éventuellement pour les sujets sensibles protéger la peau environnante avec du vernis à ongle incolore) suivi d’un grattage matinal de la couche cornée. Le pédicure-podologue compétent peut faire des miracles avec des semelles ou des orthèses adaptés à chaque problème.
Si tout a échoué, il reste le chirurgien

corsurgo1.jpg Urgo cors, protection et traitement

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