Les champignons mortels

Posté par pharmaciedeclavieres le 1 juillet 2008

La liste des champignons mortels suivante est donnée à titre indicatif, la dangerosité de certains champignons pouvant évoluer. On se reportera aux fiches signalétiques et en cas de doute, si on ne peut faire appel à un spécialiste avéré, on s’abstiendra !

Amanite phalloïde :

Cette espèce d’Amanites a une réputation d’ennemi public numéro un qui n’est pas usurpée. L’ Amanite phalloïde est en effet responsable de 90 % des cas d’empoisonnements graves en France. Cette espèce très commune, mortelle, doit être impérativement reconnue. Elle possède les caractères spécifiques des Amanites : une volve à la base du pied (pour le vérifier, il faut bien déterrer le champignon sans quoi la volve peut rester incluse dans le sol), un anneau membraneux dans la partie supérieure, et des lames blanches et libres.

Amanite printanière ou Oronge ciguë blanche :

Cette espèce d’Amanites est la plus précoce des trois Amanites mortelles. L’espèce est rare en été. Quoique plutôt méridionale et associée aux coteaux secs, elle vient aussi dans les sous-bois humides de feuillus (chênes et châtaigniers), sur sol siliceux. L’espèce est mortelle, au même titre que l’Amanite phalloïde et l’Amanite vireuse. Les intoxications qu’elle provoque sont identiques.

Amanite proche :

Comme l’Amanite ovoïde, avec laquelle elle ne doit pas être confondue, l’Amanite proche (de l’ovoïde) pousse dans les terrains calcaires du sud de la France. Elle est assez rare.

Amanite vireuse :

Cette espèce d’Amanites apparaît à la fin de l’été et en automne dans les sous-bois de feuillus et de conifères, sur terrains siliceux. Commune dans les régions septentrionales, dont elle apprécie l’humidité, elle se fait plus rare ailleurs. C’est, avec l’Amanite phalloïde et l’Amanite printanière, l’une des trois espèces mortelles qu’il faut apprendre à reconnaître.

Cortinaire doré ou couleur de rocou :

Cette espèce très colorée pousse en automne dans les forêts de feuillus, en terrain aussi bien calcaire que siliceux. Largement répartie du nord au sud de l’Europe, elle reste cependant assez peu commune.

Lépiote brunâtre :

Cette espèce de Lépiotes  affectionne tout particulièrement les jardins, les pelouses, les bords des talus humides et herbeux, où elle pousse en petites troupes. On la trouve en abondance dans les régions du sud-est de la France, les Alpes et le Jura. C’est une espèce dangereuse, comme d’ailleurs la plupart des petites Lépiotes.

Gyromitre dite comestible :

Cette espèce, commune au printemps de la fin mars à juin, ne se rencontre pratiquement qu’en montagne, sous les pins et plus rarement sous les feuillus. Elle affectionne les terrains sablonneux. On la trouve dans les Pyrénées, les Alpes et en Europe centrale où elle vient souvent en abondance, peu après la période des Morilles.
Malgré son nom, cette espèce, interdite au commerce, contient des hydragines, substances toxiques responsables d’accidents grave certains mortels

Paxille enroulé :

Le Paxille enroulé se rencontre ordinairement dans les bois de conifères et de feuillus, en particulier sous les bouleaux et les peupliers, mais aussi sur les bords des chemins, les talus herbeux et humides. Assez commun en automne, ce beau champignon brun en forme d’entonnoir vient indifféremment seul ou en troupes.

Tricholome équestre :

Cette espèce tardive ne vient guère avant le mois d’octobre et se maintient parfois jusqu’aux premières gelées. On la trouve surtout sous les résineux, de préférence sur des sols secs, siliceux et acides. Dans les bois de pins, elle est fréquemment associée au Tricholome prétentieux. Sa couleur jaune-brun la fait parfois ressembler au Tricholome soufré, de toxicité bénigne, la très forte odeur de gaz dégagée par ce dernier évite toute confusion.

Mais aussi :

  • Cortinaire superbe (Cortinarius speciosissimus)
  • Galère d’automne (Galerina autumnalis)
  • Galère marginée (Galerina marginata)
  • Lépiote brun-incarnat (Lepiota bruneoincarnata)
  • Lépiote de Josserand (Lepiota josserandii)
  • Lépiote brun lilacin (Lepiota bruneolilacina)
  • Pézise étoilée (Sarcosphaera coronaria)
  • Lépiote jaune carné (Lepiota groupe helveola)
  • Lépiote fausse-jaune carné (Lepiota pseudohelveola)
  • Cortinaire typique (Cortinarius gentilis)
  • Cortinaire pourpre (Dermocybe phoenicea)
  • Cortinaire couleur de cannelle ( Dermocybe cinnamomeolutea)
  • Cortinaire rouge sang (Dermocybe sanguinea)
  • Cortinaire resplendissant (Cortinarius splendens)
  • Lépiote de Badham (Leucocoprinus Badhami)
  • Pézize superbe (Sarcosphaera eximia)

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Les champignons toxiques

Posté par pharmaciedeclavieres le 1 juillet 2008

Au cours de ces dernières années, différents accidents ont révélé la toxicité parfois mortelle de champignons jusque-là classés comestibles comme le bidaou et le paxille enroulé, ou sans intérêt comme la galère marginée.

La liste est limitée aux champignons supérieurs, toxiques par ingestion.

Syndrome phalloïdien

Syndrome gyromitrien

Syndrome orellanien

Syndrome muscarinien

Acrosyndrome 

Syndrome panthérinien

Syndrome coprinien

Accompagnés d’alcool, provoquent des troubles :

Syndrome gastro-intestinal

Troubles digestifs isolés apparaissent moins de six heures après ingestion.

- ingestion de champignons crus:

- intoxications inconstantes et aux mécanismes inconnus:

Nouvelles espèces toxiques

  • Le tricholome équestre ou bidaou (Trichiloma equestre) : plusieurs décès en France en 2000 et 2001. Les intoxiqués, qui présentent une rhabdomyolyse aiguë (destruction des cellules musculaires) en auraient fait une consommation excessive.
  • Russula subnigricans (nise kuro hatsu groupe de la Russule noircissante): rhabdomyolyse aiguë; plusieurs décès au Japon, et à Taiwan.
  • Sugihira také (Pleurocybella porrigens): plusieurs décès au Japon en 2004, la plupart des intoxiqués étaient des insuffisants rénaux avec symptômes évoquant une encéphalopathie métabolique.
  • Podostroma cornu-damae (Japon 2002) Le décès serait dû à une (des) « substances ayant provoqué une thrombopénie, diminution rapide des plaquettes sanguines (…). Champignon très dangereux car les toxines pénètrent la moelle osseuse ».

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Les champignons psychotropes

Posté par pharmaciedeclavieres le 1 juillet 2008

Les champignons hallucinogènes ou champignons magiques, ou encore mush, sont des champignons possédant des propriétés hallucinogènes dues à diverses molécules en fonction de leur espèce.

on peut distinguer trois groupes de champignons psychotropes:

Législation En raison du caractère religieux des champignons hallucinogènes et parce qu’ils n’induisent pas de dépendance physique, les législations ne sont pas uniformes à leur propos. En France ils sont inscrits sur la liste des stupéfiants depuis le 1er juin 1966 ; ainsi, la possession, l’usage, la détention, le transport et le ramassage sont passibles de sanctions pénales.

Effets et conséquences En moyenne, les premiers effets commencent à se faire sentir environ 30 minutes après l’ingestion, mais il peut arriver qu’ils mettent plus d’une heure et demie à survenir. Le palier commence en moyenne 30 minutes après, et dure de 2 à 3 heures. Les derniers effets peuvent se faire sentir jusqu’à 6 ou 7 heures après l’ingestion voire 24 heures[].

Effets recherchés

Les usagers d’hallucinogène recherchent des sensations de l’ordre du développement personnel comme une meilleure compréhension d’eux même, un aiguisement des sens, une sensation de liberté et d’harmonie voire des révélations mystiques.[Plus rarement, ils recherchent une désinhibition ou une euphorie.

Les effets physiques comprennent :

Les effets psychiques peuvent comporter :

  • fou rire, euphorie, relaxation ;
  • chute de la concentration, invalidation des raisonnements logiques ;
  • illusions sensorielles, synesthésie ;
  • distorsions spatio-temporelles;
  • hallucinations ;
  • visions autoscopiques, sensation de mort imminente ;
  • expérience mystique, divine ;
  • réémergence des souvenirs oubliés ;
  • sensation d’omniscience, d’ultra-clairvoyance ;
  • dépersonnalisation, déréalisation;
  • introspection ;
  • peur, angoisse, tristesse, voire paranoïa ;

D’un point de vue strictement médical, l’ingestion de champignons dits hallucinogènes dans un but récréatif est considérée comme une intoxication volontaire. En effet, la dose hallucinogène est souvent proche de la dose pathogène.

Le risque de toxicomanie durable liée à la psilocybine est pratiquement nul car elle ne produit pas d’euphorie constante, les sensations agréables se mélangeant avec les sensations négatives. L’expérience est généralement décrite comme étant « étrange » et « amusante ». Elle a surtout valeur d’initiation. L’idée que l’on puisse y devenir « accro » paraît saugrenue à quiconque en a fait l’expérience.

Comme pour tous les produits psychédéliques, les effets recherchés peuvent parfois se transformer en bad trip. Les benzodiazépines (diazepam, bromazepam etc.) permettent d’écourter le trip s’il devient difficile à supporter.

Lorsque les effets s’estompent, peuvent apparaitre lassitude et état dépressif. Il est généralement conseillé aux usagers d’éviter d’avoir des choses stressantes à faire dans les 24 heures après l’ingestion.

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Généralités

Posté par pharmaciedeclavieres le 1 juillet 2008

Est-il comestible ?
Voilà la principale question qui vient à la bouche. Il faut retenir qu’il n’existe qu’un petit nombre de champignons mortels (une quinzaine), quelques bons comestibles (une vingtaine environ), un certain nombre de comestibles plus ou moins intéressants (une centaine à peu près) et enfin une grande masse de champignons immangeables car trop amers, poivrés, nauséabonds, coriaces, fibreux ou encore tellement minuscules qu’ils n’ont aucun intérêt. Il est donc important d’abord de reconnaître les champignons dangereux et ensuite de se limiter à ne récolter que les seuls champignons comestibles sûrs et savoureux. Détruire les mauvais ?
NON, c’est aberrant. Chaque champignon a une utilité écologique et peut servir de nourriture à d’autres animaux ou à d’autres champignons. La bêtise de certains va jusqu’à détruire les champignons inconnus alors qu’un mycologue pourra y trouver une espèce intéressante ou s’entrainer à la reconnaissance. Le ramasseur intelligent se limite aux seules espèces qui l’intéressent sans toucher aux autres. Tout ramasser en se disant : « On triera à la maison » est également absurde et dangereux, le contact et le mélange de fragments vénéneux sont un risque.
Rôle des champignons
Le rôle écologique des champignons est très important. Ils participent à la décomposition en humus des feuilles mortes. Beaucoup vivent en symbiose avec les arbres formant sur les racines des manchons fibreux appelés « mycorhizes » qui aident l’arbre à absorber certains sels minéraux. D’autres champignons sont par contre parasites et destructeurs des arbres. Observer les champignons
La forme du champignon est ce qui est regardé en premier, en particulier la configuration des lamelles ou des tubes. Le pied a également son importance d’où la nécessité de ne pas l’abimer pour déterminer une espèce. La forme et surtout la taille peuvent beaucoup varier selon les stations.
Les couleurs : si chaque espèce a généralement une couleur typique, il y a pourtant de nombreuses variations selon les stations. La pluie peut délaver les couleurs rendant les confusions faciles. Ce n’est jamais un critère suffisant.

Les odeurs des champignons sont très importantes, parfois très fortes, parfois faibles et délicates. Il faut être capable de nommer une odeur pour bien la distinguer.

Le goût : on peut goûter cru la plupart des champignons même toxiques, à condition de les recracher. C’est parfois un critère de reconnaissance très net mais attention aux surprises, il y a des saveurs très puissantes.

Le toucher est souvent assez caractéristique : il y a des champignons duveteux, lisses, rugueux, écailleux, gélatineux, coriaces, visqueux, huileux…


Les grandes familles de champignons:

Les lactaires
Ils sont très nombreux et presque tous immangeables. Un seul est vraiment intéressant sans être tout à fait délicieux comme le dit son nom. Il se reconnaît sans peine à son « lait » rouge carotte.

Les russules
Elles se divisent en multiples espèces aux coloris variés. Elles ont une chair cassante comme la craie. Certaines, peu nombreuses, sont recherchées par les connaisseurs, les autres sont sans valeur ou amères.

Les cortinaires
Ils sont reconnaissables à une sorte d’anneau filamenteux coloré en rouille par les spores. La grande majorité est sans valeur même s’ils ne sont pas toxiques, sauf un. Seul le cortinaire remarquable vaut la peine d’être mangé.

Le paxille enroulé
Il a été considéré comme comestible cuit mais il s’est avéré toxique surtout à l’état cru ; il vaut mieux s’abstenir de le manger.

Les gomphides
Ils peuvent être mangés sans risque mais le gastronome comprendra vite, après quelques essais, qu’il est préférable de s’en tenir aux espèces courantes et faciles à reconnaître.

Les amanites
Plusieurs amanites sont mortelles en particulier l’amanite phalloïde dont 30 g suffisent pour tuer et qui est assez courante. Il est donc absolument indispensable d’apprendre à la reconnaître en priorité. Les amanites printanières et vireuses sont aussi mortelles mais plus rares. L’amanite tue-mouches est très facile à reconnaître avec son chapeau rouge et ses points blancs. Elle tue réellement les mouches mais pas l’homme qu’elle rend malade seulement. Plusieurs amanites sont comestibles comme l’amanite vineuse mais celle-ci ressemble à l’amanite panthère qui, elle, est toxique.

Les agarics
Typiques avec leurs lamelles rosées, ils sont en général de bons comestibles sauf une espèce blanche, jaunissante quand on la frotte, et dégageant une odeur désagréable.

Les lépiotes
Elles sont assez faciles à reconnaître avec leur très grand pied et leur chapeau écailleux parfois grand comme une assiette ; elles sont agréables à manger et sans danger sauf les petites espèces. Le pied est fibreux et immangeable.

Le coprin chevelu
Il est d’un goût délicat lorsqu’il est encore en forme d’oeuf. Une espèce de coprin rend malade si on boit de l’alcool en le mangeant : le coprin noir d’encre 

Les bolets
Les bolets sont comestibles à des degrés divers. Une espèce est poivrée, une autre amère. Un seul bolet peut causer des ennuis : le Bolet Satan, mais il est assez rare.

La girolle
La girolle, le pied de mouton et la trompette des morts sont des champignons très faciles à reconnaître et très recherchés. Les deux premiers sont de couleur jaune d’oeuf, l’autre noir.

Les morilles
Les morilles sont également très appréciées et recherchées au mois d’avril mais elles sont rares. Une espèce rend malade mangée crue.

Le clitocybe nébuleux
Il se trouve en grands ronds au mois de novembre. Il est comestible mais d’un goût spécial. Il peut se confondre avec un autre très dangereux, l’entolome livide, qui a des lamelles roses.

Les pezizes
Les pézizes orangées sont consommées crues en salade par certains connaisseurs. D’autres pézizes sont sans intérêt.

La langue de boeuf
Elle pousse sur la souche des arbres. Elle est rouge comme le foie, molle et « saigne » presque comme une langue. Il faut la cuire comme du bifteck lorsqu’elle est jeune, pour que son goût soit acceptable. Certains préfèrent la déguster crue en salade.

Les polypores
Comme beaucoup de champignons poussant sur le bois, ils sont coriaces et immangeables.

Le satyre puant
Il se reconnaît à plusieurs mètres à cause de son odeur de charogne nauséabonde qui attire les mouches. Certains le consomment cependant lorsqu’il est en forme d’oeuf, dit-on…

Les clavaires
Le clavaire chou-fleur est un comestible assez recherché mais il peut se confondre avec d’autres clavaires qui donnent de violentes coliques.

L’hypholome en touffe
Il est très abondant sur les souches à l’automne mais immangeable car très amer.

L’hydne coralloïde
C’est un champignon très curieux et très joli ressemblant vraiment à du corail. Il est comestible. Rare en France, il est abondant à Fontainebleau sur les hêtres pourris. Il convient d’être très prudent car un danger mortel guette le chercheur imprudent qui ramasse sans savoir et qui mélange les bons avec les mauvais. Cependant, il n’y a pas vraiment de danger à toucher les champignons, même les vénéneux. Il faut en absorber une quantité minimum.

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