L’encéphalite japonaise

Posté par pharmaciedeclavieres le 1 juillet 2008

L’encéphalite japonaise est une maladie virale transmise par les piqûres de moustique. Un des plus importants vecteurs de cette maladie est le moustique Culex tritaeniorhynchus. Le virus de l’encéphalite japonaise appartient à la famille des Flaviviridae. Le porc et les oiseaux sauvages sont des réservoirs de ce virus à ARN dont la transmission à l’Homme peut entraîner l’apparition de graves symptômes. Cette maladie est très fréquente en Extrême-Orient et en Asie du Sud-Est.

Prévention

L’infection par le virus de l’encéphalite japonaise confère une immunité durable. Tous les vaccins actuels sont basés sur le génotype III du virus. Un vaccin dérivé de cerveaux de souris et inactivé par le formaldéhyde a été produit pour la première fois au Japon dans les années 1930 ; son utilisation a été approuvée à Taïwan dans les années 1960 et en Thaïlande dans les années 1980. Le large recours à ce vaccin et l’urbanisation ont permis de contrôler la maladie au Japon, en Corée, à Taïwan et à Singapour. Le coût très élevé du vaccin (qui est produit à partir de souris vivantes) explique que les pays les plus pauvres ne peuvent pas se permettre de l’inclure dans leur programme de vaccination systématique.

Les effets indésirables les plus courants sont une rougeur et une douleur au point d’injection. Plus rarement, une réaction cutanée à type d’urticaire peut apparaître 4 jours après l’injection. Dans la mesure où le vaccin est produit à partir de cerveaux de souris, il existe un risque de complications neurologiques auto-immunes dans environ 1 vaccination sur 1 million.

Les anticorps neutralisants persistent dans la circulation pendant au moins 2 à 3 ans, peut-être davantage[2],[3]. La durée totale de protection est inconnue, mais dans la mesure où il n’y a pas de preuve de sa persistance au-delà de 3 ans, des rappels sont recommandés tous les deux ans pour les personnes à risque.

Il existe plusieurs nouveaux vaccins en cours de développement. Le vaccin dérivé de cerveaux de souris est en passe d’être remplacé par un vaccin issu de cultures cellulaires qui est à la fois plus sûr et moins onéreux. La République populaire de Chine a mis sur le marché un vaccin vivant atténué en 1988 et plus de 200 millions de doses ont déjà été délivrées ; il est également disponible au Népal, au Sri Lanka, en Corée du Sud et en Inde. Il existe enfin un vaccin chimérique basé sur le vaccin 17D contre la fièvre jaune en cours de développement.

Traitement

Il n’existe pas de traitement spécifique de l’encéphalite japonaise, mais seulement un traitement symptomatique. Dans la mesure où il n’y a pas de transmission inter-humaine du virus, aucune mesure d’isolement des malades n’est nécessaire.

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La méningo-encéphalite à tiques

Posté par pharmaciedeclavieres le 1 juillet 2008

La Méningo-Encéphalite à Tiques est une maladie virale affectant le système nerveux central, transmise à l’homme par morsure de tiques. L’agent responsable de cette pathologie est le virus TBEV (Tick Borne Encephalitis Virus).

La maladie évolue en deux phases. Les symptômes de la première phase sont banals tels que fièvre modérée et frissons. Ils concerneront environ 80% des personnes infectées et dureront 2 à 4 jours. La seconde phase, caractérisée par une méningite avec des signes d’atteinte du système nerveux central (troubles de la concentration, maux de tête, paralysie…), apparaît environ 10 jours plus tard et est cliniquement plus grave. Elle concerne 20 à 30% des patients ayant présenté la première phase. Elle peut nécessiter une hospitalisation. La MET est mortelle chez environ 1% des patients présentant la seconde phase.Les facteurs de risques sont liés aux séjours en zone d’endémie (Europe centrale, orientale et du Nord), au printemps ou en été.

Il ne faut pas confondre la Méningo-Encephalite à Tiques avec la Maladie de Lyme ou Borréliose. Cette dernière est bien transmise par morsure de tiques mais c’est là son seul point commun avec la Méningo-Encéphalite à Tiques. Pour ce qui est de la maladie de Lyme, l’agent pathogène responsable est une bactérie du genre Borrelia. Dans ce cas précis, un traitement antibiotique existe pour peu qu’il soit initié suffisamment tôt après la contamination. Enfin, aucun traitement préventif spécifique n’est disponible : il n’y a pas de vaccin contre la maladie de Lyme.

Pour ce qui est de la Méningo-Encéphalite à Tiques, un traitement préventif spécifique existe. En revanche, une fois contaminé, le sujet ne peut bénéficier d’aucun traitement spécifique.

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La diphtérie

Posté par pharmaciedeclavieres le 1 juillet 2008

La diphtérie est une maladie infectieuse contagieuse décrite en 1826 par Pierre Bretonneau due à Corynebacterium diphtheriae ou bacille de Löffler-Klebs découvert par Théodor Klebs en 1883 et isolé par Friedrich Löffler en 1884 et Émile Roux en 1889.

La diphtérie est une angine qui se caractérise par la formation de fausses membranes à l’entrée des voies respiratoires. Leur localisation sur le larynx provoque l’asphyxie par l’obstruction du conduit aérien : c’est le croup.

La maladie s’observe surtout chez les enfants entre 6 mois et 15 ans. Cette répartition selon l’âge indique une immunisation naturelle, les nourrissons héritant de l’immunité maternelle qui les protège jusqu’à l’âge de 9 mois environ.

La diphtérie était la plus grande cause de mortalité infantile à la fin du XIXe siècle avec des dizaines de milliers de cas chaque année. En 1888 Roux et Yersin découvrent que la maladie n’est pas due au bacille identifié, mais à la toxine qu’il produit. Roux et ses collaborateurs mettent au point une méthode de traitement curatif en 1894 : la sérothérapie qui fera tomber la mortalité de 40 % à 2 %. Le vaccin est l’œuvre de Gaston Ramon, en 1923, qui le développera grâce à des toxines rendues inactives.

Depuis le milieu des années 1990, on observe une recrudescence des cas chez les adultes, surtout dans les pays de l’ex URSS, en raison de l’absence de revaccination

> La contamination se fait essentiellement par la salive. Après 1 à 7 jours, d’incubation, le signe principal de la maladie consiste en une angine avec des dépôts blanchatres (fausse membrane) dans la gorge, accompagné d’une fièvre peu élevée (38°) et de tachycardie. L’état général reste cependant correct.
>
Sans traitement immédiat, le mal évolue vers l’angine diphtérique avec oedèmes hémorragiques suivis d’atteintes cardiaques et neuroligiques. L’état général du patient se dégrade rapidement.
>
Le caractère d’urgence impose un diagnostic des plus précoces, avec des examens qui doivent apporter ou non confirmation de la maladie.
>
Dans le doute, il est préférable de demander un traitement spécifique de la diphtérie, par sérum en intraveineuse et antibiotiques.
> La prévention repose essentiellement sur la vaccination valable 5 ans.

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la coqueluche

Posté par pharmaciedeclavieres le 1 juillet 2008

La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne d’évolution longue et hautement contagieuse. Deux bactéries du genre des Bordetella sont responsables des syndromes coquelucheux chez l’homme : Bordetella pertussis et Bordetella parapertussis.
C’est une maladie longue (quatre à huit semaines) (après une période d’incubation d’une semaine) et éprouvante (caractérisée par de violentes quintes de
toux dont le paroxysme évoque le chant du coq).

Mode de transmission et mécanisme d’action

La coqueluche est une maladie infectieuse très contagieuse surtout dans sa première phase alors qu’elle passe souvent inaperçue. La transmission s’opère par voie aérienne, la bactérie à l’origine de la maladie se propageant par des gouttelettes de salive lorsque le sujet malade tousse. La source de contamination est essentiellement constituée par les enfants d’âge préscolaire ou scolaire. Le taux d’attaque est de 70-80 % si le contact est proche. Lorsque la bactérie Bordetella pertussis pénètre dans les voies respiratoires, elle commence à se multiplier sur l’épithélium cilié respiratoire de la trachée et des bronches. La bactérie diffuse plusieurs toxines spécifiques qui provoquent la maladie : la coqueluche est une maladie toxinique.

Ceci permet une action préventive en traitant rapidement les autres malades pour éviter la propagation de la maladie, notamment chez les sujets à risque : nouveau-nés, petits nourrissons et femmes enceintes, asthmatiques etc.

Le risque de contamination est augmenté selon différents facteurs :

  • une exposition aux sécrétions émises lors de la toux prolongée et répétée
  • une enceinte de petite dimension et fermée
  • le contaminateur se trouve dans une phase plus précoce de sa maladie

La contagiosité diminue avec le temps : maximale pendant la phase catarrhale (où le patient tousse), elle devient nulle après 5 jours de traitement antibiotique efficace. En l’absence de traitement, la phase contagieuse peut atteindre trois semaines.

Symptômes

Les symptômes de la coqueluche sont variables selon les individus. Chez le nourrisson en revanche, la coqueluche est généralement sévère et atypique.

La période d’incubation est la période silencieuse correspondant au développement dans l’organisme des germes à l’origine de la coqueluche sans qu’il y ait manifestation de symptômes. Elle dure de 5 à 21 jours, en étant proche de 7 jours dans la plupart des cas. Cette période correspond au délai entre la contamination et l’apparition des premiers signes.

La maladie débute ensuite par une période catarrhale pendant laquelle on observe des signes non spécifiques d’infection des voies aériennes supérieures : rhinite, éternuement, toux, fièvre. Elle peut ainsi être confondue avec un simple rhume. Elle dure de 1 à 2 semaines.

Elle est suivie par la période des quintes de toux, caractéristique de la coqueluche. Chaque quinte est composée de cinq secousses expiratoires suivies d’une longue inspiration bruyante appelée « chant du coq ». Durant cette phase l’enfant est épuisé par la succession des quintes. Les quintes de toux peuvent également provoquer des crises de suffocation, des vomissements, une apnée, et chez les jeunes enfants une cyanose (coloration bleue ou violette de la peau et des muqueuses). Le nombre de quintes par jour est variable, avec un maximum la nuit. Entre les quintes, l’examen clinique est normal, il n’y a pas de fièvre. Cette période dure de 2 à 4 semaines.

La phase de déclin et de convalescence commence ensuite vers la 9e ou la 10e semaine.

Traitement curatif

Le traitement fait appel essentiellement à des antibiotiques (macrolides) dans les 3 premières semaines d’évolution. Ils permettent d’éliminer la présence de la bactérie dans les secrétions et de réduire ainsi rapidement la contagiosité. Le retour en collectivité est alors possible après 5 jours de traitement. Administré tôt, au début de la phase catarrhale, le traitement permet parfois d’écourter la maladie, voir d’éviter la phase des quintes et de limiter la transmission à l’entourage, diminuant ainsi le « réservoir ». Cela impose de débuter l’antibiotique dès la suspicion de la maladie, sans attendre la confirmation des analyses de laboratoire. Il est également recommandé de donner un traitement antibiotique préventif chez les personnes à risque par de l’érythromycine.

L’hospitalisation est justifiée pour les enfants de moins de 6 mois lorsque la coqueluche s’avère grave. Elle permet de mettre en place une surveillance cardio-respiratoire et un nursing adapté pendant la phase aiguë. Les autres thérapeutiques (fluidifiants, salbutamol, corticoïdes…) restent discutées au cours de la coqueluche ou sont inutiles. Les gammaglobulines standards ne doivent pas être prescrites.

D’autres mesures peuvent être prises pour aider à surmonter la maladie :

  • Veiller au bon état d’hydratation et de nutrition ;
  • Assurer un apport alimentaire suffisant, fractionné avec si besoin des suppléments énergétiques.
  • Favoriser l’évacuation bronchique et une bonne ventilation pulmonaire à l’aide de la kinésithérapie respiratoire si elle est bien supportée,
  • Isolement et surveillance du sujet malade,
  • Chez l’enfant, le faire asseoir lors des quintes de toux, le faire cracher pour dégager les voies respiratoires, le tranquilliser (l’angoisse peut majorer les crises).

Vaccination

La coqueluche peut être mortelle chez les nourrissons en particulier ceux de moins de 4 mois. C’est pour cela que l’on recommande aux jeunes parents d’être vaccinés, pour ne pas contaminer leurs enfants qui seront vaccinés à partir de 2 mois. La vaccination anti-coqueluche a été développée dans les années 1940. En France le premier vaccin coquelucheux a été introduit en 1959 et la vaccination s’est généralisée à partir de 1966. Le maintien d’une bonne couverture vaccinale a permis de réduire de façon spectaculaire la morbidité et la mortalité coquelucheuse.

Il existe deux principaux types de vaccins :

  • Les vaccins anti-coquelucheux à germes entiers : ils sont constitués du germe entier de Bordetella pertussis, bactérie responsable de la coqueluche, qui a été inactivée à la chaleur ou chimiquement. Ces vaccins ont une efficacité de 95% après 3 injections et leur durée de protection est de 8 ans pour le vaccin français. Cependant ces vaccins peuvent comporter certaines réactions indésirables.
  • Les vaccins anti-coquelucheux acellulaires : ils ont été développés au Japon dans les années 1970/80. Ils comportent de 2 à 5 antigènes de Bordetella pertussis. Ils sont beaucoup plus coûteux que les vaccins à germes entiers et ne sont pas facilement abordables pour les pays en voie de développement. Ils ont une efficacité inférieure de 5 à 10% aux vaccins à germes entiers. Le recul est également insuffisant pour évaluer la durée de sa protection. Néanmoins, il présente une meilleure tolérance (moins d’effets indésirables).

Ces deux types de vaccins sont tous deux largement utilisés dans les pays occidentaux. Le deuxième vaccin présente moins d’effets secondaires que le premier mais il confère une moins bonne immunité. Certains pays utilisent donc le vaccin à germes entiers pour la primo-vaccination et le vaccin acellulaire pour les doses de rappel dans les tranches d’âge supérieures. D’autres, comme l’Allemagne et la Suède, utilisent le vaccin acellulaire aussi bien pour la primo-vaccination que pour les rappels.

Ces vaccins sont administrés en trois injections à 2, 3 et 4 mois. Cependant, étant donné l’immaturité du système immunitaire des nourrissons, ils ne confèrent une immunité correcte que vers 4 à 6 mois. Cette population de nourrissons trop jeunes pour être complètement vaccinés pose de graves problèmes. Ils sont contaminés 3 à 5 fois sur 10 par leur entourage familial, d’où des recherches pour un nouveau vaccin. Des rappels sont ensuite recommandés à 18 mois et d’autres à quatre ans.

En France, un vaccin tétravalent contenant une dose de vaccin anti-coquelucheux acellulaire est destiné aux adolescents et adultes pour les rappels. En effet, suite à la recrudescence de la Coqueluche, un rappel tarif à 11-13 ans est conseillé depuis 1998. De même, depuis 2004, ce rappel est également recommandé aux jeunes parents, aux personnes à risque et au personnel de santé en contact avec des nouveau-nés.

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Le choléra

Posté par pharmaciedeclavieres le 1 juillet 2008

Le choléra est une toxi-infection entérique épidémique contagieuse due à la Vibrio cholerae, ou bacille virgule, découverte par Pacini en 1854 et redécouverte par Koch en 1883, et caractérisée par des diarrhées brutales et très abondantes. La forme majeure classique est fatale dans plus de la moitié des cas, en l’absence de traitement (de quelques heures à trois jours).

La contamination est orale, d’origine fécale, par l’eau de boisson ou des aliments souillés.

Le choléra a été la première maladie pestilentielle à faire l’objet, dès le XIXe siècle, d’une surveillance internationale.

En France, on compte quelques cas de choléra chaque année ; dans la plupart des cas, la maladie a été contractée à l’étranger, on a dénombré cinq cas de choléra autochtone entre 1970 et 1996 [1].

Prévention contre le choléra:

Il existe un vaccin dont l’efficacité est loin d’être absolue et qui n’est obligatoire dans aucun pays. Il ne protège qu’environ la moitié des sujets vaccinés, et son efficacité est de six mois à un an.

Dans les zones endémiques, la prévention du choléra consiste essentiellement en des mesures d’hygiène. Sur le plan personnel, il convient de se laver soigneusement les mains et d’éviter la serviette collective. Il faut nettoyer et désinfecter tout ce qui a été au contact avec de la matière fécale.

En ce qui concerne la nourriture, il convient d’utiliser une eau saine pour l’hygiène, la boisson et le lavage des aliments : si le pays ne dispose pas d’un réseau d’élimination des eaux usagées et de traitement des eaux, utiliser de l’eau livrée dans une bouteille encapsulée (qui sera descellée devant soi) ou à défaut une eau bouillie ou javellisée. Il faut se méfier des sources « cachées » d’eau contaminée : fruits et légumes pouvant avoir été lavés avec de l’eau souillée (il faut les peler), glaçons, crèmes glacées et sorbets. Il faut éviter les fruits de mer.

Diagnostic et thérapie:

Dans les cas bénins, le choléra se manifeste par une entérite, qui n’est en général pas diagnostiquée comme étant le choléra. Il se manifeste de manière aiguë par des vomissements ainsi que des diarrhées liquides abondantes et fréquentes (50 à 100 par jour), qui entraîne une déshydratation ainsi qu’une perte de sels minéraux entraînant une hypokaliémie et une acidose. Les selles sont incolores et inodores (aspect « d’eau de riz »). Dans les cas graves, cette modification métabolique peut entraîner la mort en un jour ou deux.

Le diagnostic exact se fait par culture de germes à partir de selles.

Le traitement consiste essentiellement en une réhydratation, qui maintient le patient en vie le temps qu’il guérisse spontanément en quelques jours. La réhydratation est possible si associée à des antibiotiques.

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